Interview de Dimitri Doye

Bonjour, aujourd’hui je vous retrouve avec une nouvelle interview. Je ne me lasse pas de poser ces quelques questions à des auteurs moins médiatisés et je me réjouis de voir qu’ils sont de plus en plus nombreux à se prêter au « jeu » 😃

Cette fois, c’est Dimitri Doye, un auteur belge auto-édité qui a accepter de répondre à mes questions. Son roman « Une nuit dans le passé de ma mère » fut un coup de ❤️ pour moi !


Question 1 : Pour commencer, j’aimerais savoir ce qui a déclenché votre passion pour l’écriture et depuis combien de temps cela dure-t-il ?

Lire c’est le début de l’envie d’écrire et créer sa propre imagination!
Je me souviens prendre la machine à écrire de ma maman pour écrire mes premières histoire. Ces dernières devaient facilement tenir sur une page A4.
Je devais avoir 12 ans, l’âge où j’ai commencé à lire autres choses que les bibliothèque Bleue, Rose, Verte.

Question 2 : Quels sont vos auteurs/vos livres préférés ?

Il y en a plusieurs et de styles différents !
La meilleur façon de répondre est de vous les présenter par ordre chronologique.
Georges Sand est l’auteur m’ayant ouvert les portes des romans à l’âge de 12 ans avec son livre « La petite Fadette » dont le sujet principal est toujours d’actualité à notre époque (ce qui peut être effrayant sur la nature humaine).

Franck Herbert m’a plongé dans le monde de la science fiction bourré d’intrigue politique et de philosophie, je parle bien évidement de ses livres « Le cycle de dune« .

Plus tard, vers dix-sept ans, l’envie de frissonner avec le maître incontesté du thriller et de l’horreur est arrivé. J’ai rapidement découvert Stephen King au point de vider mon argent de poche dans ses livres dont la première acquisition fût « Salem« .

Question 3 : Avez-vous des habitudes bien à vous pendant que vous rédigez vos romans ?

L’ambiance était primordial ! Lumière tamisée ou absence totale de lumière, juste une luminosité basse de l’écran. C’est là que l’on constate la mémoire musculaire des touches (cela peut parfois être déconcertant). Mais le plus important : l’ambiance musicale adaptée à l’écriture du style du roman. Et pour imprégner le lecteur de cette ambiance, vous pouvez retrouver la playlist ici :

Playlist 🎼

Question 4 : Improvisez-vous au fil de votre écriture ou avez-vous un « plan » bien défini de votre histoire dès le départ ?

Pour répondre, je vais comparer l’écriture de mon roman avec un Road-Trip : vous connaissez votre destination finale, vous planifier des passages intéressants culturellement ou magnifiques à découvrir. Pour le reste, entre ces étapes, vous laissez votre inspiration guider vos pas.

Surtout si votre roman est constitué de deux Road-Trip.

Question 5 : En moyenne, combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire un roman aussi complexe que « Une nuit dans le passé de ma mère » ?

On peut dissocier le temps d’écriture et le temps passé depuis le premier caractère. En temps d’écriture, la première version a été rédigé à l’âge de dix-huit ans en début des vacances 1996 et le roman (version 1) était terminé deux mois après.

Par la suite, même si je relisais au moins une fois par an mon histoire, je n’avais pas encore le recul ou la maturité pour ce qu’il allait se passer bien plus tard.

Ce n’est qu’en 2016, suite à la lecture de « Docteur Sleep » de Stephen King, dont le personnage principal est l’enfant dans « The Shinning » qui est devenu adulte que j’ai compris la nécessité de vieillir mon personnage principal (Sébastien) pour qu’il devienne adulte. De là est né la rédaction de la partie du roman situé dans le présent avec l’apparition de Mélissa, quand j’avais trente-huit ans.

Voilà pourquoi je peux affirmer que ce roman est écrit à quatre mains par la même personne dans deux temporalités différentes.

Question 6 : Où trouvez-vous votre inspiration ? Vous référez-vous à des personnes de votre
entourage ou improvisez-vous du début à la fin ? Au cours de ma lecture, j’ai vraiment eu
l’impression que votre histoire était réelle, pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ? Sans
pour autant « spoiler » les personnes qui n’aurait pas encore lu votre livre ?

Je suis heureux de vous avoir donné l’impression que mon histoire était réelle car c’est exact pour une grande partie et c’est de là que j’ai trouvé l’inspiration.

Quand l’étudiant de dix-huit ans que j’étais a terminé sa Rhéto, je désirais garder au plus profond de moi les souvenirs de cette période. Les bons et les moins bons car au final, c’est l’ensemble des événements que j’ai vécu qui ont façonnés une partie de mon identité. Je voulais garder le bruit de la cour de l’école, la sonnerie annonçant le début et la fin des cours, mon moyen de transport, les amis et les autres … Bref, je voulais conserver cela ! Pas au travers d’un journal intime mais au travers d’une histoire qui serait romancée afin de lui faire quitter le monde réel et avoir sa propre histoire.

De ce fait, les personnages de mon roman ont été inspiré par mon vécu. Certains sont issus d’une personne de mon entourage (voir de moi-même) et d’autres sont la fusion de différentes personnes personnes avec leurs personnalités.

Question 7 : Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture ?

Ma seconde passion est la rédaction de scénario de bande dessinée. Avec un dessinateur qui est devenu un ami, nous espérons pouvoir proposer un dossier prochainement. De plus, cette passion permet de collaborer avec des personnes; quand la plume rencontre le crayon cela donne une chouette aventure humaine qui se ressent dans le texte et le dessin.

Question 8 : Dans votre roman « Une nuit dans le passé de ma mère« , quel est votre personnage préféré ?

La question piège ! 😅 Il y a bien-sûr une trinité : Sébastien, Mélissa et Sophie.

Mais je vais répondre correctement à ta question « votre personnage » donc, un seul !

Mon personnage préféré est Sophie pour tout ce qu’elle est et aurait pu être. Pour ce qu’elle a apporter et ce qu’elle aurait pu apporter. De plus, d’une manière plus personnelle et émotionnelle concernant ce personnage, c’est qu’entre la version de mes dix-huit ans et celle remaniée à trente-huit ans, j’ai du prendre la décision de la faire mourir. Et cela ne s’est pas fait facilement car c’était apporter des sentiments de tristesse à l’adolescent de dix-huit ans que j’étais; émotions que l’on va retrouver dans un personnage en particulier.

Question 9 : Quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes auteurs en herbe ?

Écrivez ! Écrivez ! Écrivez ! N’arrêtez pas ! Relisez-vous et si quelque chose semble clocher dans votre histoire remettez là sur l’établi et retravaillez là. Ne tentez pas de faire comme … mais trouvez votre style. Aimez vos personnages et ressentez ce que vous leur faite vivre ! Je pense que c’est déjà pas mal 🙂

Question 10 : Projetez-vous d’écrire un autre roman ?

On ne doit jamais dire jamais. Si l’inspiration me souffle une trame intéressante, pourquoi pas …

Et pour terminer, avez-vous un petit mot pour la fin ?

Un grand merci pour cette interview qui m’a fait plonger en moi pour dévoiler une partie de moi-même.


Voilà qui clôture cette interview. Je remercie Dimitri pour ses confessions plus que complètes !

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